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Refonte du réseau

Accompagnement Dispositif Local d’Accompagnement

2016 a engagé une étape de réflexion sur l’évolution du réseau régional, étape de refondation appelée « déconstruire et reconstruire ensemble le réseau régional ».

Un Dispositif Local d’Accompagnement (DLA) a été sollicité pour coordonner cette refondation et accompagner les amapien-ne-s et les paysan-ne-s en AMAP à redessiner le projet associatif, réécrire les statuts et règlement intérieur, redéfinir le modèle économique, ensemble.

Un DLA, comment ça marche ?

Le chargé de mission DLA réalise, avec la structure, un diagnostic partagé de sa situation et identifie la problématique. Si la structure accepte les préconisations qui découlent de ce diagnostic, le chargé de mission élabore et met en place avec elle un plan d’accompagnement.

Ce plan d’accompagnement comprend une ou plusieurs actions d’appui de différentes natures, échelonnées dans le temps. Il peut comprendre des prestations de conseil individuelles et/ou collectives (ingénieries) réalisées par un prestataire.

Rôle du prestataire

Le Cabinet Cenni Cerutti a été sélectionné, pour réaliser sa mission d’accompagnement. Son rôle est de nous accompagner et de nous fournir tous les outils et conseilsvpour permettre la consolidation de nos activités.

Synthèse de la restitution du prestataire

I. Rappel du déroulement du DLA :

Rappel du contexte : les difficultés liées à la réduction des financements, notamment de la Région, c’est un phénomène général dans le secteur de l’ESS. Le changement de majorité de la Région a créé une situation extrêmement difficile pour nombre d’associations. Apres deux réunions de travail avec le comité de pilotage du réseau Les AMAP de Provence (COPIL) il a été décidé d’organiser des assemblées générales participatives (AGP) délocalisées. Il faut souligner l’engagement du COPIL pour mener à bien ces AGP.

II. La question existentielle : le réseau à quoi ça sert ? quelle est l’utilité du réseau ?

Cette question, c’est le serpent qui se mord la queue, elle est liée à la question des cotisations. Il faut en sortir. Après ces AGP, la réponse est claire : oui le réseau est utile. Cela a été exprimé très clairement par les participants des AGP : mise en lien des groupes AMAP et paysans, essaimage, accompagnement des AMAP en cas de conflits, il faut définir un cadre. Le discours sur l’historique peut être bloquant (les crises, les conflits, la liquidation etc.), mais il peut aussi être instituant, avec un discours dynamique, rassembleur. C’est parce qu’il y a eu le réseau que le modèle AMAP a pu s’affirmer, essaimer (la commission agricole et éthique CAgETte, les visites d’accueil, le réseau des paysans-conseil PAYSAMAP, l’accompagnement des AMAP en cas de conflits etc.). Pour cela, il faut

    • Réaffirmer l’identité du mouvement, ses valeurs, une identité rassemblée, un modèle
    • Ne plus se poser la sempiternelle question : le réseau, à quoi ça sert
    • Sortir du discours de crise avec une communication positive : hédonisme, épicurisme, on installe des paysans en AMAP, on propose une autre manière de faire société

III. Les différentes instances, sortir de la confusion.

Il peut y avoir confusion entre les différentes instances du réseau : l’association « tête de réseau » dont le rôle est de faire vivre le réseau, le réseau constitué par les AMAP, les paysans, l’inter AMAP.

    • Articulation à trouver pour différencier et relier ces instances
    • Savoir d’où on parle, de quoi on parle : de l’AMAP, du réseau, de l’association qui anime le réseau ?
    • Un gros travail de communication pour créer des liens entre les différentes instances, dans les deux sens
    • Distinguer le politique et l’opérationnel
    • Ne pas s’épuiser à vouloir tout faire et savoir déléguer y compris une partie du rôle politique aux salariés, mais sous l’autorité du COPIL en assumant sa fonction de contrôle.
    • Travailler le processus de prise de décision au sein du COPIL et trouver des espaces de régulation

IV. La gouvernance la représentativité, et l’organisation du COPIL L’enjeu principal c’est de penser un mode d’organisation et de représentativité qui ne soit pas fondé sur des rapports de force.

    • Bien mesurer les avantages et inconvénients de chaque solution : limites de la démocratie directe ou privilégier la démarche participative, efficacité, risque de ne pas avoir le quorum etc.
    • Proposer des statuts lors de l’AGE du 21.10.17 en laissant la possibilité d’une révision si nécessaire 2 ans après Quelle représentation ? Plusieurs possibilités ont été évoquées : 1 représentant par département au sein du COPIL avec mission de faire redescendre les infos ou se calquer sur les territoires d’agglos, métropoles pour coller aux préoccupations des élus. Le COPIL du 7 juillet a retenu :
    • 7 territoires :
      • 1 : 06
      • 2 : 84
      • 3 : 05, 04, plus Verdon
      • 4 : Métropole MPM (Métropole Marseille Provence Méditerranée)
      • 5 : Nord et Ouest des Bouches du Rhône
      • 6 : Provence Verte et TPM (Toulon Provence Méditerranée)
      • 7 : Est Var et Dracénie.
    • 3 collèges :
      - 1 collège territoires : il s’agit d’un collège d’AMAP regroupées selon le découpage territorial, avec 1 administrateur représentant chaque antenne territoriale au COPIL. Soit 7 administrateurs maximum. A charge pour les AMAP du territoire de se consulter pour proposer leur représentant.
      - 1 collège amapiens qui disposera de 7 membres maximum pour le COPIL, sur candidature validée en AG. Vote obligatoire si plus de 7 candidats.
      - 1 collège paysans. Idem que pour le collège amapiens. Les statuts rédigés à partir de ce scénario seront présentés à l’AG constitutive et adoptés à la majorité des présents.

V. La stratégie

    • Garder les trois axes : éducation populaire, accompagnement des paysans, accompagnement des AMAP, mais prioriser pour ne pas s’épuiser.
    • Se donner le temps, et se fixer des objectifs sur 3 ans et des temps d’évaluation / régulation, sans vouloir tout faire en même temps, au risque de s’épuiser.
    • Mettre en avant une nouvelle fonction du réseau apparue lors des AGP : susciter des vocations de paysans installés en AMAP.
    • Valoriser le travail bénévole des AMAP pour l’animation des territoires (gratification symbolique) en gardant un discours positif et ne pas être dans la plainte (manque d’engagement, de réactivité etc.), notamment par la création d’un réseau d’amapiens conseil, sur le modèle de PAYSAMAP.
    • Communiquer en interne pour créer la dynamique, les liens entre les différentes instances : kits cotisations, AMAPJ, se doter d’outils de communication performants pour faciliter la circulation des informations et la participation des territoires.
    • Communiquer en externe pour faire la promotion de nos valeurs et d’une autre façon de faire société (éducation populaire, politiques alimentaires, démocratie participative) auprès des institutions et collectivités territoriales, sans perdre le sens et la maîtrise du projet associatif : presse, mobilisations citoyennes, présence dans les colloques, manifestations etc. VI. Les ressources humaines

Récupérer rapidement une équipe salariée a minima et définir un cahier des charges pour 2 postes

    • 1 poste de chargé de gestion et administration en charge dès 2017 / 2018 du recueil des cotisations, gestion du site et base de données et éventuellement une prestation pour le MIRAMAP
    • 1 poste de chef de projet / coordonnateur, en charge prioritairement, de la communication interne et externe (en lien avec Coralie), de la recherche de financement et l’animation des 3 axes : éducation populaire/mobilisations citoyennes, soutien aux AMAP (via la CAgETte et le réseau d’amapiens conseils), animation de PAYSAMAP. Il (elle) aura à assurer une veille financière et à répondre à des appels à projets s’ils sont pertinents pour le réseau.
    • Déléguer une partie de la communication externe sous le contrôle du COPIL, assumer ce rôle de contrôle
    • Points de vigilance à soumettre à la discussion du COPIL : l’autorité politique doit rester au COPIL, mais quid de l’autorité hiérarchique et gestion RH ? La réflexion du COPIL sur ce point sera menée en parallèle avec des entretiens avec la salariée actuelle, l’objectif étant une définition de postes précisant l’intitulé des postes, le niveau de responsabilités, de délégation, les missions. Ce point sera porté à l’ordre du jour du COPIL de septembre.
    • Dans un deuxième temps recruter des chargé-e-s de mission (animation territoires, agro) sur projets financés (AAP) qui garantissent la stabilité sur une période.

VII. Le modèle économique

Avec la réduction des financements publics, il est indispensable de revoir le modèle économique

    • Stabiliser la structure en retrouvant des ressources propres, qui permettent d’auto financer l’équipe salariée de base, un budget de base de 80 à 100 K€ (à affiner)
    • La priorité à court terme (2017/2018), recouvrir les cotisations des paysans.
    • Penser des outils de prélèvement des cotisations (mise au point d’une procédure en cours Jean Pierre et Jeanne)
    • Augmenter les cotisations des paysans et passer à 5 pour mille du chiffre d’affaire en AMAP.
    • Affiner et valider l’idée du certificat attribué aux paysans
    • Accompagner les responsables d’AMAP et les référents produits pour qu’ils fassent rentrer les cotisations
    • Rechercher une aide au démarrage de la nouvelle structure et un apport en fond de roulement pour sécuriser (France Active ?).
    • Puis, monter en charge progressivement en répondant à des appels à projets et appels d’offre

VIII. Suites du DLA et pistes de travail

    • Consolider le principe de l’accompagnement par les pairs (PAYSAMAP / paysans conseils) et réfléchir à un dispositif similaire pour l’accompagnement des AMAP par des amapiens (la CAgETte ++). Maryne se renseigne auprès de France Active sur le dispositif TSF (transfert de savoir-faire) qui permettrait une indemnisation minimum et frais de déplacement
    • Proposer une cotisation de soutien (sur la dimension éducation populaire, promotion d’un autre modèle de société, participation / démocratie)
    • Réunion du 7 juillet, Manuel sera présent
    • Une mission de consolidation peut être prise en charge par la CRESS pour aller jusqu’à fin décembre et l’autonomie
    • Maryne contacte ESIA et France active pour étudier les possibilités d’aide au redémarrage possibilités d’apport en fonds propres (fond de roulement) et / ou prêt.

Petite définition du réseau « Le monde est fait d’un nombre incalculable de réseaux qui unissent les choses et les êtres les uns aux autres. Ces réseaux sont formés eux-mêmes de mailles compliquées et relativement indépendantes. Les éléments qu’elles unissent ne sont pas fixes, et la forme même du réseau est soumise au changement : constitué d’une pluralité de petits systèmes doués chacun d’une vie autonome, il se forme, se déforme et se transforme sans cesse. » Durkeim, E. Quatrième leçon prononcée à la Sorbonne ; Critique du dogmatisme. 1913-14


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