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Les volailles confinées et éleveurs en danger - Collectif Sauve qui poule

C’est une actualité passée sous silence : plusieurs éléments viennent très sérieusement menacer les élevages en agriculture paysanne, bio, de petite taille, que nous soutenons à travers nos contrats AMAP.

  • Nouvelle épidémie de grippe aviaire :

Des cas de grippe aviaire ont été constatés. Après avoir obligé tous les éleveurs à poser des filets pour limiter les contacts entre oiseaux migrateurs et volailles, le gouvernement envisage maintenant d’interdire la sortie des animaux de mi-novembre à la fin du printemps. Pourtant, l’ANSES affirme que les plus grandes causes de transmission de la grippe aviaire sont les déplacements d’animaux, très nombreux dans le cadre de l’élevage industriel mais complètement absent dans le cadre des petites fermes. En 2017, une dérogation avait été obtenue pour les élevages en plein air et les signes officiels de qualité (bio, plein air, Label rouge, certaines AOP...), mais elle est aujourd’hui remise en question. Vous trouverez plus d’informations ci-joint dans la lettre ouverte très touchante de Dominique LOLLIVIER, éleveur des Landes.

  • Salmonelle :

De nombreux paysans et paysannes cessent leur activité après avoir été impacté(e)s par la Salmonelle, bactérie naturellement présente dans l’environnement. Chaque éleveur réalise régulièrement des prélèvements dans et autour de ses bâtiments afin de vérifier la présence ou non de certaines salmonelles. Jusqu’en 2017, il fallait deux prélèvements positifs et une analyse du produit fini pour obliger à l’abattage du cheptel. Mais depuis 2018, la procédure se déclenche dès le première prélèvement positif, même si le produit fini n’est pas contaminé, ne présente aucun danger pour la consommation et peut être vendu.

  • La fin de l’abattage à la ferme ?

Jusqu’à la fin de l’année 2020, les petits abattoirs familiaux, nommés tuerie ou EANA Etablissement d’Abattage Non Agréé CE, pouvaient transformer leurs volailles à la ferme grâce à un arrêté européen. Ce dernier, arrivé à échéance le 31 décembre 2020, n’a pas été reconduit par la Commission Européenne et chaque Etat doit maintenant décider de maintenir ou non la possibilité de transformer sur place. C’est toute une économie qui est remise en cause puisque la moitié des petites exploitations transforment leurs produits.

C’est donc à la fois le métier d’éleveur paysan qui est menacé, et la possibilité pour les citoyens de maîtriser leur façon de consommer, de choisir les produits qu’ils achètent, de décider de la nourriture qu’ils veulent manger. Les syndicats qui portent la voix des paysans soutenus par les AMAP sont, nous le savons minoritaires. Mais si les milliers de consommateurs qui choisissent de contractualiser avec eux prennent la parole dans l’espace public, la donne peut changer ! Nous vous invitons à :

- Signer la pétition publiée par la Confédération Paysanne et le MODEF, et soutenue par le MIRAMAP.

- Écrire à vos députés, présidents de départements et au président de la Région pour les interpeller sur ces sujets : voir modèles de lettres ci-joint


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